EN

Santé

Poste-frontière de Kobero : la Covid-19 « contenue », bienvenue la lenteur des résultats des tests

21/10/2020 Hervé Mugisha Commentaires fermés sur Poste-frontière de Kobero : la Covid-19 « contenue », bienvenue la lenteur des résultats des tests
Poste-frontière de Kobero : la Covid-19  « contenue », bienvenue la lenteur des résultats des tests
Le personnel soignant ne cache pas que des fois, les ruptures de stock du matériel surviennent

Principal point d’entrée et de sortie, chaque jour, plus de 300 personnes affluent vers ce poste- frontière. Mais, depuis le début de dépistage de la covid-19 pour toute personne entrant sur le sol burundais, certains passagers déplorent la lenteur dans l’obtention de leurs résultats.

Malgré le décalage d’une heure entre la Tanzanie et le Burundi, à cette frontière burundo-tanzanienne, les jours se suivent et se rassemblent. Chaque matin, c’est la même routine. Des camionneurs et des voitures à fière allure convergent vers cette frontière. De retour de leur périple, nombreux assurent le transport soit des marchandises ou des personnes entre le Burundi et la Tanzanie.

Selon Ferdinand, chef de bureau de douane de Kobero, le trafic concentrerait plus de 70% des affaires qui se font au Burundi. Pour autant dire, une zone névralgique qu’il importe de protéger.

Depuis l’apparition de la Covid-19, ce sont les normes de sécurité qui ont été renforcées. Toute personne entrant est scrutée à la loupe. D’après Ferdinand, ces mesures qui ont permis de contenir l’épidémie à ces débuts.

La désinfection des camions, c’est un impératif

Lundi 12 octobre, 10h. Contrairement à l’accoutumée, l’endroit est calme. A compte-goutte, les camionneurs viennent un à un. Idem pour les autres véhicules. Le temps de l’enregistrement, l’agent policier de la protection civile désinfecte déjà le camion. Prudence oblige, au même moment, le chauffeur et son convoyeur sont en train d’être prélevés. Pour ces usagers de cette route, un rituel devenu quasi quotidien. « Mais en fonction des jours, cela peut prendre des heures voire toute une demi-journée. Un vrai calvaire », confesse Fulgence, un chauffeur burundais. Il fait savoir que des fois, ils peuvent passer 4h voire 5 h à attendre les résultats. « Des manques à gagner énormes quand on sait que l’on doit être ponctuels dans la livraison des colis ou des marchandises».

Haruna abonde dans le même sens. Hormis cette attente sans fin, il dénonce une certaine indolence : « Imaginez lorsque vous arrivez sur la frontière et que l’on vous dit que vous devez attendre le dépistage parce qu’il y a rupture de stock du matériel.»

Lorsque pareils désagréments surviennent, ces camionneurs indiquent qu’ils n’ont aucun choix que de dormir sur place. « Impossible de parcourir la nuit les 215 km qui séparent Bujumbura et Kobero. Au risque de tomber en panne en cours de route, nous préférons attendre l’autre journée ».
Des dépenses imprévues qui s’ajoutent aux pertes occasionnées par le retard dans la livraison des marchandises.

Matériels, primes d’encouragement plus qu’idoines

Le hangar où se fait le déchargement

Face à cette lenteur de procédures, les usagers de ce poste-frontière estiment qu’une réponse y afférente doit être trouvée au plus vite. « Au risque de paralyser les activités de ce seul point d’approvisionnement, des mesures adaptées s’imposent ».

Un avis partagé par les agents du service de l’immigration. « C’est capital. Sinon, ce sont de millions de BIF qui partiront en fumée ». A cet effet, ils demandent que le laboratoire chargé de faire les tests soit suffisamment équipé. « Il faut l’équiper des machines plus performantes » Allusion faite aux machines Xper capables de traiter plus de 200 échantillons par heure.

Quant au personnel soignant, il dit travailler toute la semaine de lundi à dimanche et ne demande ne fut-ce qu’une petit « remontant ». « Juste une petite prime d’encouragement pour nos heures supplémentaires, nous réconforterait dans nos efforts », estime H.N, infirmier se trouvant à l’entrée de la frontière.

De son côté, le ministère de la Santé publique tranquillise. « Sous peu, nous comptons envoyer une équipe sur terrain pour s’enquérir de la situation. S’il s’avère que ces besoins existent, nous promettons d’apporter une réponse y afférente », fait savoir Bosco Girukwishaka, son porte-parole.
Et selon les données épidémiologiques du 11 octobre, seuls 31 personnes souffrent encore de la Covid-19.

Suite à la décision du CNC, vous ne pouvez ni réagir ni commenter cet article.

Lire le communiqué

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

Traduire les paroles en actes

Léandre Sikuyavuga Commentaires fermés sur Traduire les paroles en actes

A Karusi lors de la clôture de la semaine dédiée aux héros de la lutte pour la paix et la démocratie, le Président a encore déclaré la guerre à la corruption : « Nous n’allons en aucun cas tolérer les (…)

Notre Web Radio sur What'App

1 Ajoutez le numéro suivant à votre liste de contacts de votre GSM : + 257 76 002 004

2 Ouvrez l'application WhatsApp et envoyez un message à ce numéro avec votre nom + la mention "abonnement".

3 Il n'y a rien d'autre à faire : nous nous occupons de l'activation de votre compte. Vous commencerez à recevoir nos émissions quotidiennes en direct sur votre smartphone.

Online Users

Total 1 130 users online