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Le calvaire des journalistes d’Iwacu

JOUR 25

15/11/2019 Abbas Mbazumutima Commentaires fermés sur Le calvaire des journalistes d’Iwacu : JOUR 25
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Par Abbas Mbazumutima

 

C’est officiel. La Chambre du Conseil pour les 4 journalistes d’Iwacu et leur chauffeur, c’est lundi 18 novembre 2019. C’est confirmé, Agnès Ndirubusa, Christine Kamikazi, Egide Harerimana, Térence Mpozenzi et leur chauffeur Adolphe Masabarakiza seront entendus par les juges de la Cour d’appel de Ntahangwa en itinérance à Bubanza au Tribunal de Grande Instance. Les doutes sont pour le moment levés.

Pour le moment, fait savoir Me Clément Retirakiza, un des avocats des 4 journalistes d’Iwacu et de leur chauffeur incarcérés à Bubanza pour ’’complicité d’atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat’’, il n’y a pas à s’inquiéter pour nos clients.

«La date du 18 novembre 2019 fixée par la Cour d’appel de Ntahangwa au lendemain de l’appel contre l’ordonnance de leur maintien en détention préventive est maintenue. J’ai une copie de l’extrait du rôle dûment signé par la vice-présidente de la Cour d’Appel de Ntahangwa», tient à préciser cet avocat.

«Nos clients ne vont pas se déplacer pour aller comparaître à la Cour d’appel de Ntahangwa devant les juges en Chambre de conseil, mais ce sont ces magistrats qui vont aller au Tribunal de Grande Instance de Bubanza », fait-il savoir.

Cette annonce a remonté le moral des 4 journalistes d’Iwacu et leur chauffeur incarcérés à la prison de Bubanza. Ils attendent avec sérénité et espoir cette date pour prouver leur innocence. C’est ce qu’ils confié ce jeudi 14 novembre 2019 à un groupe de professionnels des médias dont des journalistes du Groupe de Presse Iwacu partis à Bubanza pour les réconforter.

Ces 4 reporters d’Iwacu et leur chauffeur se posent toujours des questions après le passage des juges de la Cour d’appel de Ntahangwa en itinérance à Bubanza et leur tentative de les interroger sans assistance de leurs avocats.

C’était lundi 11 novembre en début d’après-midi quand le procureur de Bubanza leur a demandé de se présenter devant ces magistrats. Ces 4 journalistes du Groupe de Presse Iwacu et leur chauffeur se sont exécutés ont comparu, mais ils n’ont pas répondu aux questions de ces juges.

Selon Me Clément Retirakiza, le président de la Cour d’appel de Ntahangwa a expliqué qu’il y eu « une petite erreur », mais qu’il n’y avait pas mauvaise foi dans l’organisation de cette itinérance.

Le mardi 22 octobre, vers midi, une équipe du journal Iwacu dépêchée pour couvrir des affrontements dans la région de Bubanza est arrêtée. Christine Kamikazi, Agnès Ndirubusa, Térence Mpozenzi, Egide Harerimana et leur chauffeur Adolphe Masabarakiza voient leur matériel et leurs téléphones portables saisis. Ils passeront une première nuit au cachot, jusqu'au samedi 26 octobre. Jusqu'alors, aucune charge n'était retenue contre eux. Mais le couperet est tombé : "complicité d'atteinte à la sécurité de l'Etat". Depuis l'arrestation de notre équipe, plusieurs organisations internationales ont réclamé leur libération. Ces quatre journalistes et leur chauffeur n'ont rien fait de plus que remplir leur mission d'informer. Des lecteurs et amis d'Iwacu ont lancé une pétition, réclamant également leur libération. Suite à une décision de la Cour d'appel de Bubanza, notre chauffeur Adolphe a retrouvé sa liberté. Ces événements nous rappellent une autre période sombre d'Iwacu, celle de la disparition de Jean Bigirimana, dont vous pouvez suivre ici le déroulement du dossier, qui a, lui aussi, profondément affecté notre rédaction.

Suite à la décision du CNC, vous ne pouvez ni réagir ni commenter cet article.

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