Économie

Burundi/Intempéries : les vendeurs de légumes paient un lourd tribut

11/02/2020 Alphonse Yikeze Commentaires fermés sur Burundi/Intempéries : les vendeurs de légumes paient un lourd tribut
Burundi/Intempéries : les vendeurs de légumes paient un lourd tribut
Un étal de légumes au marché Bujumbura City Market dit « Chez Siyoni »

Les dégâts causés aux cultures par les pluies diluviennes de ces derniers jours ont un impact sur les prix appliqués aux légumes. C’est le constat fait par Iwacu qui a fait le tour de certains points de vente à Bujumbura ce lundi 10 février.

11 heures 20 minutes. Nous sommes au marché Bujumbura City Market dit « chez Siyoni ». Trois vendeuses assises au même rang sont occupées à éplucher les haricots jaunes.

Abritées sous des parasols, elles confient que les prix du haricot ont augmenté ces derniers jours. Interrogées sur l’origine de cette flambée des prix, toutes désignent un même coupable : Les pluies diluviennes qui ont ravagé les cultures.

Plutôt timide, T.O n’a visiblement pas l’habitude de parler aux journalistes. Après quelques réticences, elle accepte d’en dire plus sur les conséquences occasionnées par cette hausse des prix sur son commerce. « Avant, nous achetions un sac de haricots à 25 mille BIF mais aujourd’hui, à la suite des inondations dues aux fortes pluies, le même sac coûte 58 mille BIF ! »

La dame explique que pareille situation ne s’était jamais produite dans le passé en période pluvieuse. « Les périodes pluvieuses des années précédentes n’ont jamais produit pareille augmentation des prix des denrées. Le fait est que les pluies récentes ont dévasté les cultures », analyse-t-elle.

T.O affirme que ces hausses vertigineuses des prix font que les clients désertent leurs étals, ce qui plonge ainsi ces vendeuses dans une certaine précarité.

S.U occupe une petite table à quelques centimètres de T.O. Elle porte des lunettes et un tchador noir. Elle vend ses petits pois dans des sachets volumineux.

Elle explique qu’un kilo de petits pois est passé de 1.300 BIF à 4.000 BIF. « La faim et la pauvreté nous guettent en ce moment », se lamente cette commerçante et mère de famille. A la fin, elle estime que l’amélioration de la situation dépendra uniquement de la volonté de Dieu.

Suite à la décision du CNC, vous ne pouvez ni réagir ni commenter cet article.

Lire le communiqué

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

Au-delà de Nyarugusu…

Léandre Sikuyavuga Commentaires fermés sur Au-delà de Nyarugusu…

Lorsque l’on évoque les pays limitrophes qui hébergent les réfugiés burundais, la tendance est  de ne citer que la  Tanzanie  et  le Rwanda. Les camps de Nduta, Nyarugusu, Mtendeli et Mahama viennent directement à l’esprit. Rares sont ceux qui mentionnent (…)

Notre Web Radio sur What'App

1 Ajoutez le numéro suivant à votre liste de contacts de votre GSM : + 257 76 002 004

2 Ouvrez l'application WhatsApp et envoyez un message à ce numéro avec votre nom + la mention "abonnement".

3 Il n'y a rien d'autre à faire : nous nous occupons de l'activation de votre compte. Vous commencerez à recevoir nos émissions quotidiennes en direct sur votre smartphone.

Online Users

Total 1 229 users online