Sports

«  Aucune injonction à recevoir ni de l’ACBAB ni de la FEBABU »

27/03/2020 Hervé Mugisha Commentaires fermés sur «  Aucune injonction à recevoir ni de l’ACBAB ni de la FEBABU »
«  Aucune injonction à recevoir ni de l’ACBAB ni de la FEBABU »

Afin de mieux défendre leurs intérêts, les arbitres du ballon orange ont créé, samedi 7 mars, l’ANAB. Ils soutiennent que cette association contribuera au développement de la discipline. Rencontre avec son président, Franck Bujeje.

Plus de 50 ans que ce corps des arbitres existe, pourquoi la création de l’association des arbitres nationaux du Burundi(ANAB) ?

Vaut mieux tard que jamais, dit-on. Après plus d’un demi-siècle, nous avons compris qu’il nous fallait un cadre de dialogue concerté, une tribune pour porter loin nos doléances, partager notre savoir. Ainsi contribuer au développement du basketball burundais. Aussi faut-il dire que les différends au sein de la fédération de basketball du Burundi (Febabu) nous ont fait prendre conscience de la nécessité de raffermir nos rangs parce que les sollicitations de tout bord sont légion.

Dans ce conflit, nombre de supporteurs déplorent le parti-pris de certains parmi vous?

C’est une des raisons à l’origine de la création de ce cadre de dialogue. Si c’est l’un d’entre nous qui s’égare, nous devons être en mesure de le corriger. Les membres sont prévenus : celui qui enfreindra le règlement sera sévèrement puni.

Quid de ce que seront vos relations avec l’ACBAB ?

Nous n’allons plus tolérer leur ingérence. En tant que corps indépendant, nous n’avons aucune injonction à recevoir ni de l’ACBAB ni de la Febabu. Ces organes doivent comprendre que nous sommes leurs partenaires. Pour le développement de la discipline, le respect mutuel s’impose. Nous devons travailler en étroite collaboration.

Par rapport aux autres pays de la sous-région où situer l’arbitrage burundais?

Un palier reste à franchir. Nous n’avons qu’un seul arbitre international. De surcroît, le niveau des arbitres des associations de l’intérieur du pays laisse à désirer. Un défi qui ne pourra être relevé que si chacun des partenaires y met du sien, à commencer par la Febabu. Sur les 14 associations qui la composent, seules trois semblent fonctionnelles. Une preuve que sans les compétitions, les stages, les formations, l’arbitrage ne peut pas se développer.

Par rapport à l’actuel conflit au sein de la Febabu, quelle est votre position ?

Pour l’intérêt de la jeunesse, les parties antagonistes doivent s’asseoir ensemble et trouver une issue à la situation. Au regard de la loi, aucune partie n’est en mesure de revendiquer quoi que ce soit. Elles savent pertinemment qu’elles ont enfreint la loi.

Propos recueillis par Hervé Mugisha

Suite à la décision du CNC, vous ne pouvez ni réagir ni commenter cet article.

Lire le communiqué

A nos chers lecteurs

Nous sommes heureux que vous soyez si nombreux à nous suivre sur le web. Nous avons fait le choix de mettre en accès gratuit une grande partie de nos contenus, mais une information rigoureuse, vérifiée et de qualité n'est pas gratuite. Nous avons besoin de votre soutien pour continuer à vous proposer un journalisme ouvert, pluraliste et indépendant.

Chaque contribution, grande ou petite, permet de nous assurer notre avenir à long terme.

Soutenez Iwacu à partir de seulement 1 euro ou 1 dollar, cela ne prend qu'une minute. Vous pouvez aussi devenir membre du Club des amis d'Iwacu, ce qui vous ouvre un accès illimité à toutes nos archives ainsi qu'à notre magazine dès sa parution au Burundi.

Editorial de la semaine

Une ère nouvelle s’est ouverte à Kayogoro pour la presse ?

Léandre Sikuyavuga Commentaires fermés sur Une ère nouvelle s’est ouverte à Kayogoro pour la presse ?

Une équipe de reporters d’Iwacu rentre de plusieurs jours d’investigation dans le sud du Burundi. Une affaire défraie la chronique. Des policiers, des autorités à la base, des jeunes Imbonerakure sont accusés d’extorsion de fonds et d’assassinats. Les victimes sont (…)

Notre Web Radio sur What'App

1 Ajoutez le numéro suivant à votre liste de contacts de votre GSM : + 257 76 002 004

2 Ouvrez l'application WhatsApp et envoyez un message à ce numéro avec votre nom + la mention "abonnement".

3 Il n'y a rien d'autre à faire : nous nous occupons de l'activation de votre compte. Vous commencerez à recevoir nos émissions quotidiennes en direct sur votre smartphone.

Online Users

Total 1 156 users online